Exemples de newsletters : cinq formes qui fonctionnent
Cinq structures décrites de bout en bout : à qui chacune convient, ce qui la fait tenir dans la durée, et l'erreur qui la tue.
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Une newsletter qui dure n'est pas une newsletter bien écrite : c'est une newsletter dont la forme se refait chaque semaine sans y penser. Voici cinq structures éprouvées, décrites de bout en bout, avec ce qui les fait tenir et ce qui les tue.
1. La lettre d'une seule idée
La forme. Un objet qui annonce l'idée. Deux ou trois cents mots. Un seul sujet, une seule opinion, un seul lien à la fin.
Pour qui. Les indépendants, les artisans, les consultants — tous ceux dont le métier se vend par la confiance.
Ce qui la fait tenir. Elle s'écrit en vingt minutes. C'est la seule forme qu'on tient encore au bout de deux ans.
Ce qui la tue. Vouloir bien faire. Le jour où vous ajoutez une deuxième idée, puis une rubrique, vous ne l'écrivez plus.
2. La revue de liens commentés
La forme. Cinq à huit liens, chacun avec deux phrases de votre main : ce que c'est, pourquoi vous l'avez gardé. Un titre, un lien, un commentaire. Rien d'autre.
Pour qui. Ceux qui suivent un domaine de près et dont la valeur est le tri.
Ce qui la fait tenir. La collecte se fait au fil de l'eau ; le jour de l'envoi, il ne reste qu'à mettre en forme.
Ce qui la tue. Le lien sans commentaire. Sans votre phrase, vous n'êtes qu'un flux d'actualités, et il y en a déjà.
3. L'annonce du commerce
La forme. Une image, une nouveauté, une date, un bouton. Cent cinquante mots au maximum.
Pour qui. Restaurants, boutiques, salles, associations : tout ce qui a un lieu et un calendrier.
Ce qui la fait tenir. Elle correspond à une vraie nouvelle. Pas de nouvelle, pas d'envoi — et c'est très bien.
Ce qui la tue. L'envoi du mardi parce que c'est mardi. Le lecteur s'en rend compte en trois semaines.
4. Le rendez-vous à rubriques
La forme. Trois blocs fixes, toujours dans le même ordre : par exemple « ce qui a changé », « la question du mois », « ce qu'on lit ». Une phrase d'introduction, un pied de page stable.
Pour qui. Les équipes, les agences, les éditeurs de logiciels qui écrivent à plusieurs.
Ce qui la fait tenir. Les rubriques répartissent le travail : chacun remplit la sienne.
Ce qui la tue. Une rubrique qu'on ne sait pas remplir. Si un bloc est vide deux fois de suite, supprimez-le du gabarit au lieu de le meubler.
5. La séquence d'accueil
La forme. Trois à cinq messages automatiques, envoyés dans les jours qui suivent l'inscription : ce qu'on va recevoir, le meilleur de ce qui existe déjà, une question posée au lecteur.
Pour qui. Tout le monde. C'est la forme la plus rentable et la plus négligée.
Ce qui la fait tenir. Elle s'écrit une fois et travaille pendant des années.
Ce qui la tue. Commencer par une promotion. Le premier message sert à confirmer au lecteur qu'il a bien fait de s'inscrire, pas à lui vendre quelque chose.
Les quatre éléments communs à toutes
Quelle que soit la forme choisie : un nom d'expéditeur reconnaissable — celui que votre lecteur associe à vous, pas « no-reply » ; un objet qui dit ce qu'il y a dedans ; un seul geste demandé par envoi ; un lien de désinscription visible, qui est obligatoire et qui vous protège.
Choisissez-en une et gardez-la. Le lecteur s'attache au format autant qu'au contenu.
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